l’Homme ou la femme en cuisine : le match !

De plus en plus d’hommes aujourd’hui se mettent derrière les fourneaux, mais qu’est-ce qui incite donc ces messieurs à revêtir leurs tabliers et pourquoi Madame, toujours aussi active, règne-elle encore en maître dans les cuisines… Alors l’homme ou la femme en cuisine ?

Un homme ca ne cuisine pas, ca sort les poubelles et ca lave la voiture !

C’est une image qui colle à la peau encore de nos jours, mais c’est incontestable les temps changent doucement et les habitudes aussi. Cela est -il dû a un réveil tardif de la classe masculine au profit des corvées managères ? Que nenni et ne rêvons pas : l’homme parfait n’est pas encore né. Mais un mec qui cuisine “bien” a ce petit truc en plus qui lui confère une sexy-attitude et un look d’enfer que les autres n’ont pas !

Pourtant de nombreuses études révèlent que les hommes ne passeraient pas plus de temps en cuisine qu’avant. Mais alors, qu’est-ce qui a donc permis d’opérer cette transformation en passant du stade de l’obligation à celui de l’envie de cuisiner ? Les média comme l’internet et les émissions de télévision de cette dernière décennie ont permis de bouleverser et de démocratiser l’homme en cuisine. Et si la gent masculine a découvert récemment (mieux vaut tard que jamais) que la cuisine pouvait être stimulante, ludique et créative, elle permettrait également de combler un besoin naturel auquel l’homme dépend depuis la préhistoire : la compétition ! Mais éloignons les clichés, car se surpasser et prouver que ce messieurs sont les plus forts n’existe pas que dans le domaine du foot, car ils ont bien compris que pour séduire aujourd’hui cela passe aussi par la case cuisine, alors messieurs à vos casseroles !

Les femmes n’ont plus le temps de cuisiner comme avant !

Bien que les hommes aient semble-t-il (re)trouvé le chemin de leur cuisine dans leurs foyers et malgré l’image de la femme émancipée qui travaille activement en dehors de son domicile, c’est encore et toujours Madame qui prépare le repas à la maison ! Des études mettent en lumières que la cuisine au quotidien et en effet encore détenue à 52% par les femmes et la répartition du temps consacré à cette tâche n’a jamais été très équitable vous le rappelleront vos mamans et grands-mères dans un soupire qui en dit long. Alors mesdames auraient-elles du mal à déléguer la préparation des repas ou bien serait-ce l’éducation et les mentalités qui auraient tendance à solliciter davantage les filles dés leur plus jeune âge pour les tâches domestiques ?

Rappelons qu’il n’y a pas si longtemps de cela, l’enseignement ménager était au programme des cours dans les classes de jeunes filles (les filles et les garçons étaient séparés dans les classes). Déjà très jeunes l’apprentissage de la cuisine était de rigueur dans les manuels scolaire (nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire F. BUISSON édition de 1911).

Voici des exemples de menus que l’on pouvait apprendre :

menus d’hiver

1er jour : pot-au-feu, potage au pain ; oeufs au jambon ; gâteau de semoule ;

2e jour : vermicelle au bouillon gras ; poisson sauce blanche ou au four ; boeuf bouilli parmentière ; beignets de salsifis ou de pommes.

menus d’été

1er jour : soupe purée de légumes ; lapin, civet ou gibelotte ; tomates farcies ; pudding aux cerises ;

2e jour : potage printanier ; oeufs aux jambon, oeufs farcis, oeufs frits ; ragoût de veau aux petits pois ; fruits cuits à l’anglaise.

Cette époque est révolue, mais les coutumes sont encore ancrées dans les mentalités et la cuisine comme les tâches domestiques se conjuguent encore bien souvent au féminin. Les études à ce sujet montrent que les femmes seraient toujours plus soucieuses d’être de “bonnes mamans” pour leur progéniture et cela expliquerait en partie que leur “rôle” se soit transmis de génération en génération. Mais on pourrait l’expliquer aussi tout bonnement par l’obligation, car 44% des hommes interrogés déclarent  “en faire moins à la maison” !

Bien que nos mamans soient depuis l’aube des temps les mères nourricières du berceau de l’humanité, la reconnaissance des critiques gastronomiques et leurs éloges quand à elle va souvent aux mâles, car si vous souhaitez obtenir vos étoiles dans ce milieu très fermé, oubliez la famille ! Devenir un chef en cuisine c’est avant tout passer 14 heures au travail et six jour sur sept ! Et dans ces conditions bien des femmes ont fait le choix de leur famille avant celui de leur carrière…

Alors si le virage menant à l’équilibre dans la préparation des repas s’amorce progressivement, la parité elle n’est pas encore totalement gagnée, mais les Français, hommes et femmes se retrouvent en cuisine pour préparer à leur famille et convives de bons petits plats… et ça leur plaît !

Priscilla

Come & Cook

2017-05-11T11:37:50+00:00